Qu’est-ce qui me motive à apprendre quelque chose de nouveau? Qu’est-ce qui motive mes enfants à apprendre quelque chose de nouveau? Est-ce que c’est la même réponse dans les deux cas? Est-ce qu’il s’agit en fait d’une réponse unique? Ok, j’arrête la liste de questions (elle pourrait être longue), mais je vous suggère quand même de tenter d’y répondre. Pour le plaisir, pour mieux comprendre, pour remettre les choses en perspectives… ET vous vous doutez peut-être que tout ça, c’était dans le but d’introduire mon sujet d’aujourd’hui: la motivation. Je vais vous parler des différents types de motivation que peuvent avoir vos jeunes (selon les recherches de Vallerand et Deci&Ryan, entre autres) parce que c’est, selon moi, important de connaitre ça quand on est la personne qui est la première responsable de leur éducation, c.-à-d. qu’on n’a pas cédé cette responsabilité à l’État et son système scolaire.

L’amotivation

Ben non, je n’ai pas écrit ça trop vite; it’s a thing! L’amotivation, c’est l’absence de motivation, donc le niveau le plus bas possible. Le jeune peut s’engager dans l’activité, mais il le fera sans raison, sans vraiment savoir pourquoi, non plus… ou bien, il ne s’y engagera pas! Je n’en parlerai pas trop parce que je pense qu’« absence de motivation » est assez explicite; le jeune est résigné, il subit…

La motivation extrinsèque

La motivation extrinsèque est vraiment très populaire en éducation (éducation au sens large, dès la petite enfance). Dans ce cas, le jeune s’engage dans une activité, mais l’objet de la motivation est externe… par exemple:

  • un enfant sera motivé à faire une dictée parce qu’on lui a promis une belle sortie par la suite (système de récompense);
  • un autre sera motivé à avoir de bons résultats scolaires parce qu’il sait que c’est ce à quoi s’attendent ses parents (approbation des parents);
  • ou tout simplement, un enfant fera ce qu’on lui demande parce que sinon (!!!) (punition).

La motivation extrinsèque fonctionne à des degrés différents, selon l’enfant, mais il reste que l’enfant n’est généralement pas tant dans une situation qu’il contrôle et n’a pas tant envie de faire ce qu’on lui demande. Mais il le fait.

La motivation extrinsèque que je classe dans une catégorie « autre » est celle que Deci et Ryan catégorisent de motivation extrinsèque par régulation identifiée ou intégrée. C’est par exemple un jeune qui est très assidu dans ses études, en raison des exigences liées à sa carrière future. L’objet de la motivation reste externe, mais dans ce cas-ci, c’est un peu différent parce que l’enfant fait un choix.

Dans un contexte d’apprentissage en famille, une motivation extrinsèque plus « classique » pourrait être représentée par un enfant qui doit faire X pages de cahier avant de pouvoir passer à des activités ludiques (ses occupations personnelles sur lesquelles il a un total contrôle) ou un enfant qui fait ce qu’on lui demande parce qu’il sait que ça correspond aux attentes de ses parents.

Dans un contexte d’apprentissage en famille, une motivation extrinsèque sur laquelle un jeune a un certain contrôle pourrait être représentée par un enfant qui n’a pas tant envie de faire des maths, mais qui aime une application éducative de mathématique et tolère les bouts plus « éducatifs » parce que ça fait partie d’un jeu qu’il aime.

La motivation intrinsèque

La motivation intrinsèque c’est quand notre jeune est motivé par l’apprentissage lui-même ou par l’activité suggérée. Ça peut être parce que le sujet l’intéresse vraiment ou bien parce qu’il sait qu’il aura beaucoup de plaisir. Ce que l’enfant retire, c’est l’apprentissage ou le plaisir que ça lui procure. Dans ce cas, donc, pas besoin d’un système de récompense.

Par exemple, un enfant passionné d’histoire qui écouterait par lui-même des documentaires ou s’avancerait dans son manuel d’histoire parce qu’il veut vraiment tout apprendre sur le sujet. Ou un enfant qui va écrire de façon régulière parce qu’il a un blogue et adore écrire pour son blogue.

Est-ce que vous devinez lequel est le « meilleur » type de motivation?

Les chercheurs qui parlent de la motivation ne classent pas vraiment les types motivations comme étant « bons » ou « pas bons ». Je pense que c’est important de le mentionner. Il y a aussi probablement des activités pour lesquelles on n’aura jamais d’un certain type de motivation (par exemple, je ne fais jamais mon ménage en ayant une motivation intrinsèque, mais je le fais quand même!). Cependant, quand on connait les différents types de motivation, on peut viser un certain type pour notre quotidien d’apprentissage en famille.

Idéalement, on viserait toujours une motivation intrinsèque, hein? Mais dans les faits, ce n’est peut-être pas toujours si facile. Il y a des enfants qui vont VRAIMENT aimer apprendre pour apprendre; apprendre pour avoir de plus en plus de connaissances, mais ce n’est pas le cas de tous les enfants, ni pour l’ensemble des matières obligatoires.

On peut cependant tenter de trouver des activités qui vont plaire à nos enfants et dans lesquelles ils auront beaucoup de plaisir tout en apprenant.

On peut aussi viser une motivation extrinsèque par régulation identifiée ou intégrée, par exemple en trouvant des activités éducatives qui vont plaire suffisamment pour donner l’envie aux enfants de les faire, souvent « malgré » le fait qu’il s’agit d’une activité d’apprentissage.

Ici, ce qui fonctionne souvent, c’est l’intégration des technologies éducatives! J’aime trouver des applications mobiles et des jeux éducatifs que mes garçons vont adorer et avec lesquels ils apprendront avec plaisir!

Si vous n’êtes pas à l’aise avec l’utilisation des technologies éducatives dans un contexte d’apprentissage en famille, je vous invite à découvrir ma nouvelle formation :


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